ECJS

St Louis Ste Marie

L’ABOLITION DE LA PEINE DE MORT


Nouveautés du site

RESSOURCES
Programmes
Documents
d'accompagnements

Textes fondateurs

Institutions
Imagerie
Symboles de la République
Evènements - mémoires

Actualités
Relations Internationales
Europe 

SITES UTILES
Ressources média
Ressources documentaires
Sites institutionnels

Sites académiques
Sites associatifs


SEQUENCES

Thèmes de réflexion
Expériences pédagogiques
Aide méthodologique
Dossiers

  ! Insolite !   Archives

Site ECJS Accueil

 


Site St Louis Ste Marie

   L’ABOLITION DE LA PEINE DE MORT
 

2006,  25ème  Anniversaire de l’abolition de la peine de mort en France
Aujourd’hui, 129 pays sont abolitionnistes de droit ou en pratique.
En 1981, ils étaient 63.

- Documents -

Les abolitionnistes à travers les siècles

__HIPPOCRATE
"... Je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une telle suggestion ..." / Serment prêté par les médecins français avant d'exercer leur art.

__DIODOTE
Le premier débat parlementaire connu sur la peine de mort s'est déroulé en 427 avant J. -C., date à laquelle Diodote, faisant valoir que ce châtiment n'avait pas d'effet dissuasif, a réussi à persuader l'Assemblée athénienne en Grèce de revenir sur sa décision d'exécuter tous les adultes mâles de la ville rebelle de Mytilène (Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, livre III, par. 25-50).

Diodote, orateur athénien. En 427av. J.- C., l'île de Lesbos rompit son alliance avec Athènes et s'allia aux Spartiates Peu après, une armée athénienne s'empara de Mytilène, capitale de l'île, et le peuple athénien rendit un décret de mort contre tous les Mytiléniens. Une galère partit avertir l'amiral Pachès, qui devait exécuter cet ordre. Mais Diodote fit rapporter le décret et le massacre fut évité.

__POMPÉE / Premier siècle avant notre ère
Pompée, pourtant peu enclin à la mansuétude, prend l'initiative d'une loi supprimant la peine de mort jusque-là appliquée au meurtre d'un proche parent, en lui substituant l'interdiction de l'eau et du feu". La procédure elle-même conduit à la disparition de la sanction capitale : celui qui est menacé d'une accusation grave a droit à la liberté provisoire ; comme il ne peut se dérober par la fuite au jugement qui l'attend, l'exil volontaire est en fait substitué à la mort et les Comices censoriates, appelées à se prononcer sur son cas, se bornaient à sanctionner son bannissement.

__ORIGÈNE / Exégète et théologien né à Alexandrie en 185 mort en 254
Répondant à quelques détracteurs qui accusent les chrétiens d'être de mauvais sujets de l'empereur, Origène précise que les chrétiens ne se sont jamais révoltés et ne se révolteront jamais parce que la loi le leur défend et que le meurtre d'un homme leur est interdit, fut-il le plus grand scélérat

__LES VAUDOIS / Fin du onzième siècle
Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, le principe même de la peine de mort est mis en cause à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe par une secte "chargée de la haine des gouvernements et des peuples (et qui sera évidemment poursuivie par les tribunaux de l'Inquisition) : les Vaudois. Selon les disciples de Valdo, l'homicide - même légal - doit être prohibé de façon absolue.

Les Vaudois trouvent dans l'arsenal des textes de l'Ancien et du Nouveau Testament de solides arguments contre la peine de mort. Ils se réfèrent également à saint Grégoire le Grand. Il faut donc ramener les coupables dans la voie de la justice et du salut, en leur faisant saisir l'énormité de leur crime, en les frappant de peines propres à les empêcher de nuire et à opérer leur amendement, mais non les tuer ! Une telle doctrine, si révolutionnaire par rapport aux croyances communes de l'époque, devait être rejetée sans appel.

__CONDORCET
Un intellectuel en politique
, 1785 / Contre la peine de mort
Depuis la mort de d'Alembert, le roi de Prusse, qui avait perdu son fidèle correspondant et ami, avait demandé à Condorcet de le remplacer. Au fil des lettres s'instaure entre eux un dialogue d'une extrême modernité sur la justice et la peine de mort. En mai 1785, Condorcet lui envoie son ouvrage sur la Probabilité des jugements rendus à la pluralité des voix. Dans la lettre qui l'accompagne, il indique que l'un des résultats de ce travail "conduit à regarder la peine de mort comme absolument injuste". Avec une restriction cependant "excepté dans le cas où la vie du coupable peut être dangereuse pour la société
."

Pourquoi cette condamnation de la peine de mort ? Parce que toute possibilité d'erreur dans un jugement est une véritable injustice, chaque fois qu'elle a pour cause la volonté du législateur. Or comme on ne peut avoir une certitude absolue de ne pas condamner un innocent, comme il est très probable que dans une longue suite de jugements, un innocent sera condamné, il lui "parait en résulter qu'on ne peut sans injustice rendre volontairement irréparable l'erreur à laquelle on est volontairement et involontairement exposé".
Frédéric II, qui se veut philosophe, se dit d'accord avec les positions de Condorcet. Certes, il vaut mieux sauver un coupable que de perdre un innocent, et la peine de mort doit être réservée aux crimes atroces (assassinats, incendies, par exemple). Mais, en vérité, l'accord n'est que de façade. Frédéric exploite la concession de Condorcet de telle sorte qu'il se retrouve en opposition avec lui. Il se donne, comme certains partisans de la peine de mort, des allures libérales en affirmant que la prison perpétuelle est plus cruelle. Du coup, Condorcet radicalise sa position abolitionniste et l'étend aux crimes les plus atroces, avec un argument fort intéressant: "Une seule considération m'empêcherait de regarder la peine de mort comme utile, même en supposant qu'on la réservât pour les crimes atroces : c'est que ces crimes sont précisément ceux pour lesquels les juges sont le plus exposés à condamner les innocents. L'horreur que ces actions inspirent, l'espèce de fureur populaire qui s'élève" contre ceux qu'on croit les auteurs, troublent les juges, magistrats ou jurés. Cet argument mettra fin à leur discussion, chacun restant sur ses positions. Dans les lettres ultérieures, ils parleront d'autres sujets - affaires académiques, nouvelles littéraires, etc.

"
Excepté dans le cas où la vie du coupable peut-être dangereuse pour la société" écrit Condorcet l'abolitionniste, sans doute pour ménager le roi de Prusse mais lui ne sera jamais abolitionniste.
Toujours avec la même prudence Condorcet, le lendemain même de la condamnation de Louis XVI, présente une motion en faveur de l'abolition de la peine de mort 'Abolissez la peine de mort pour tous les délits privés, en vous réservant d'examiner s'il faut la conserver pour les délits de l'Etat. La proposition de Condorcet n'a aucune suite, pas plus que celles proposées en 1793,1794 et janvier 1795


Sources
: Diodote : d'après le rapport d'Amnesty International La peine de mort dans le monde,1989 / Les articles sur Pompée, Origène et les Vaudois sont empruntés à Jean Imbert, La peine de mort, Que sais-je ? / L'article sur Condorcet a été écrit par Elisabeth et Robert Badinter.

Source:  http://www.aidh.org/Pdemort/h_abolition.htm

La galerie d’images:
La peine de mort en France de la Révolution à l’abolition

- Etudes de cas -

La peine de mort aux Etats-Unis

La peine de mort aux Etats-Unis où le cap des mille personnes exécutées depuis 1976 doit être franchi début décembre 2005.

Carte de la peine de mort dans le monde

 

En un clin d'oeil / La Peine de mort dans le monde - Chiffres 2004

5476 exécutions capitales dans le monde
131 de moins qu'en 2003

1. Chine 5000 exécutions
2. Iran 197 exécutions
3. Vietnam 82 exécutions
4. USA 59 exécutions

58 pays maintiennent la peine de mort dans leur législation - 61 pays en 2003.

25 pays ont procédé à des exécutions capitales.

Le Tadjikistan a aboli la peine de mort le Liban, l'Afghanistan, l'Inde, l'Indonésie et l'Autorité palestinienne ont repris les exécutions.

- Liens -

    http://www.aidh.org/Pdemort/h_abolition.htm 

    Le 20ème anniversaire de l'abolition de la peine de mort en France (Sénat)

    http://www.worldcoalition.org/

    Dossier: L'abolition de la peine de mort en France sur le site de la documentation francaise.
L'application de la peine de mort en France avant 1981, Les tentatives d'abolition depuis 1791, L'abolition en 1981, La peine de mort dans le monde, Pays abolitionnistes et non-abolitionnistes, Le droit international et la peine de mort, La peine de mort aux Etats-Unis.

   www.peinedemort.org
L'actualité de la peine de mort dans le monde. Dossiers sur la peine de mort au niveau international et national / Français

    www.usdoj.gov (site officiel)
Site du Département fédéral de la justice des Etats-Unis. Dossier complet sur l'application de la peine de mort dans les différents Etats américains, chiffres, etc.

   Recueil des textes de Victor HUGO contre la peine de mort  (Ac Rouen Lettres)

   Les dossiers de WebLettres : La peine de mort 

- Lecture -

     L'Exécution de Robert Badinter  Fayard Lgf (2002)

     La peine de mort, de Voltaire à Badinter de Sandrine Costa Flammarion (2001)

    L’Affaire Calas et autres affaires de Voltaire, ed. Folio.  

     Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo

     La Ballade de la geôle de Reading d'Oscar Wilde  

     L'Etranger d'Albert Camus  

     La Ligne verte de Stephen King  

 
-  Film  - .

  Le Procès (The Trial) d'Orson Welles (1962) d'après un roman de Kafka
  Le Pull-over rouge de Michel Drach   (1979) 
  La Dernière marche (Dead Man Walking) de Tim Robbins (1995)
  L'Héritage de la haine (The Chamber) de James Foley (1996)
  La Ligne verte de Frank Darabont (1999)
  Dancer In The Dark de Lars Von Trier (2000)
  La vie de David Gale d'Alan Parker (2002) 



 


Retour aux Thèmes


Page nouveautés

 


DEVELOPPEMENT DURABLE

 


- DOSSIER Spécial -  PRESSE  
 

 


Guide républicain

 

Spécial 11 Novembre

 

  20 Novembre
Droit des Enfants

 


DRAPEAU FRANCAIS

 

Journée de la mémoire de l'HOLOCAUSTE

 


Bicentenaire
du CODE CIVIL
1804 - 2004
 

 

    VOILE ISLAMIQUE ET LAÏCITE

 


ELECTION PRESIDENTIELLE

 

Préparer un dossier - exposé

 

Les Sectes

 

 Sur la page: Actualités

 

 
  Bioéthique

 

LUTTE CONTRE
LE RACISME ET L'INTOLERANCE

 

Relations
Chine et le Tibet

 

 


Procès de Nuremberg

 

 

Site ECJS  Accueil

Onu, New York, 15 décembre 1989 : le Deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort

[Adopté et proclamé par l'Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution 44/128 du 15 décembre 1989].

LES ETATS PARTIES AU PRESENT PROTOCOLE,

Convaincus que l'abolition de la peine de mort contribue à promouvoir la dignité humaine et le développement progressif des droits de l'homme,

Rappelant l'article 3 de la Déclaration universelle des droits de l'homme adoptée le 10 décembre 1948, ainsi que l'article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté le 16 décembre 1966,

Notant que l'article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques se réfère à l'abolition de la peine de mort en des termes qui suggèrent sans ambiguïté que l'abolition de cette peine est souhaitable,

Convaincus que toutes les mesures prises touchant l'abolition de la peine de mort doivent être considérées comme un progrès quant à la jouissance du droit à la vie,

Désireux de prendre, par le présent Protocole, l'engagement international d'abolir la peine de mort,

Sont convenus de ce qui suit :

Article premier
1
. Aucune personne relevant de la juridiction d'un Etat partie au présent Protocole ne sera exécutée.
2. Chaque Etat partie prendra toutes les mesures voulues pour abolir la peine de mort dans le ressort de sa juridiction.

Article 2
1
. Il ne sera admis aucune réserve au présent Protocole, en dehors de la réserve formulée lors de la ratification ou de l'adhésion et prévoyant l'application de la peine de mort en temps de guerre à la suite d'une condamnation pour un crime de caractère militaire, d'une gravité extrême, commis en temps de guerre.
2. L'Etat partie formulant une telle réserve communiquera au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, lors de la ratification ou de l'adhésion, les dispositions pertinentes de sa législation interne qui s'appliquent en temps de guerre.
3. L'Etat partie ayant formulé une telle réserve notifiera au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies la proclamation ou la levée de l'état de guerre sur son territoire.Up

Article 3
Les Etats parties au présent Protocole feront état, dans les rapports qu'ils présentent au Comité des droits de l'homme en vertu de l'article 40 du Pacte, des mesures qu'ils auront adoptées pour donner effet au présent Protocole.

Article 4
En ce qui concerne les Etats parties au Pacte qui ont fait la déclaration prévue à l'article 41, la compétence reconnue au Comité des droits de l'homme pour recevoir et examiner des communications dans lesquelles un Etat partie prétend qu'un autre Etat partie ne s'acquitte pas de ses obligations s'étend aux dispositions du présent Protocole, à moins que l'Etat partie en cause n'ait fait une déclaration en sens contraire lors de la ratification ou de l'adhésion.

Article 5
En ce qui concerne les Etats parties au premier Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté le 16 décembre 1966, la compétence reconnue au Comité des droits de l'homme pour recevoir et examiner des communications émanant de particuliers relevant de leur juridiction s'étend aux dispositions du présent Protocole, à moins que l'Etat partie en cause n'ait fait une déclaration en sens contraire lors de la ratification ou de l'adhésion.

Article 6
1
. Les dispositions du présent Protocole s'appliquent en tant que dispositions additionnelles du Pacte.
2. Sans préjudice de la possibilité de formuler la réserve prévue à l'article 2 du présent Protocole, le droit garanti au paragraphe 1 de l'article premier du présent Protocole ne peut faire l'objet d'aucune des dérogations visées à l'article 4 du Pacte.Up

Article 7
1
. Le présent Protocole est ouvert à la signature de tout Etat qui a signé le Pacte.
2. Le présent Protocole est soumis à la ratification de tout Etat qui a ratifié le Pacte ou qui y a adhéré. Les instruments de ratification seront déposés auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies.
3. Le présent Protocole sera ouvert à l'adhésion de tout Etat qui a ratifié le Pacte ou qui y a adhéré.
4. L'adhésion se fera par le dépôt d'un instrument d'adhésion auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies.
5. Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies informera tous les Etats qui ont signé le présent Protocole ou qui y ont adhéré du dépôt de chaque instrument de ratification ou d'adhésion.

Article 8
1
. Le présent Protocole entrera en vigueur trois mois après la date du dépôt auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies du dixième instrument de ratification ou d'adhésion.
2. Pour chacun des Etats qui ratifieront le présent Protocole ou y adhéreront après le dépôt du dixième instrument de ratification ou d'adhésion, ledit Protocole entrera en vigueur trois mois après la date du dépôt par cet Etat de son instrument de ratification ou d'adhésion.

Article 9
Les dispositions du présent Protocole s'appliquent, sans limitation ni exception aucune, à toutes les unités constitutives des Etats fédératifs.

Article 10
Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies informera tous les Etats visés au paragraphe 1 de l'article 48 du Pacte:
a / Des réserves, communications et notifications reçues au titre de l'article 2 du présent Protocole;
b / Des déclarations faites en vertu des articles 4 ou 5 du présent Protocole;
c / Des signatures apposées au présent Protocole et des instruments de ratification et d'adhésion déposés conformément à l'article 7 du présent Protocole;
d / De la date à laquelle le présent Protocole entrera en vigueur conformément à l'article 8 de celui-ci.

Article 11
1
. Le présent Protocole, dont les textes anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe font également foi, sera déposé aux archives de l'Organisation des Nations Unies.
2. Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies transmettra une copie certifiée Upconforme du présent Protocole à tous les Etats visés à l'article 48 du Pacte.